Selon le dernier rapport de la Drees, le reste à charge semble poursuivre sa tendance baissière. Les Français auraient ainsi dépensé 3 037 euros en moyenne pour leurs soins de santé en 2018. Mais, compte tenu des divers remboursements sécu et mutuelle, ils n’auraient en réalité dépensé que 213 euros (-0,5 %). Focus.

Le reste à charge en santé des Français poursuit sa baisse

Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), direction dépendante du Ministère des Solidarités et de la Santé, le reste à charge (RAC) en santé des Français poursuit sa tendance baissière en 2018 et s’établit à 7% de la consommation des soins et des biens médicaux (CSBM). En 2017, ce reste charge était de 7,5 %, et en 2016 de 7,7 %.

Cette contribution des Français à la CSBM s’élève à 14,3 milliards d’euros en 2018, soit 213 euros par habitant et par an. Ce reste à charge est le plus faible observé dans l’ensemble des pays de l’OCDE et nettement en-dessous des pays de l’Union européenne.

Pourquoi le reste à charge des Français diminue ?

La Drees évoque plusieurs raisons et mécanismes responsables de la tendance baissière du reste à charge. Il s’agit principalement de facteurs structurels impliquant une participation croissante de la Sécurité sociale. En effet, avec le vieillissement de la population, de plus en plus de personnes profitent de l’exonération du ticket modérateur au titre d’une ALD (affection de longue durée), telle que le cancer ou le diabète. Par ailleurs, la Sécurité sociale prend également en charge des traitements médicamenteux innovants et onéreux, ce qui réduit encore le reste à charge des Français. Au total, la part de prise en charge de la Sécurité sociale pour les dépenses de soins des Français s’élève à 78,1 %.

Le reste à charge des Français diminue

Les organismes complémentaires, tels que les mutuelles et les assureurs santé, jouent également un rôle important dans le remboursement des dépenses de santé et leur part continue à croître : 13,4 % en 2018 contre 13,1 % en 2017. La généralisation de la complémentaire santé instituée en 2016 pourrait expliquer cette progression, notamment pour les postes de couverture en optique et dentaire. La réforme du 100 % santé devrait également venir modifier la part des mutuelles et assurances santé dès l’année prochaine.

L’État, avec son dispositif CMU-C (Couverture maladie universelle complémentaire), participe faiblement aux dépenses de santé, avec seulement 1,5 % en 2018.

Quelle répartition du reste à charge ?

Si les dépenses de santé s’élèvent en moyenne à 3 037 euros par habitant par an, les Français ne paient en réalité que 213 euros grâce à la participation de la Sécu, des mutuelles et de l’État. Ces 213 euros de reste à charge sont répartis comme suit :

  • Soins de ville : 86 euros
  • Médicaments : 61 euros
  • Soins hospitaliers : 27 euros
  • Optique : 20 euros
  • Autres dépenses : 19 euros

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