La vitamine C est généralement sans danger même à fortes doses. Cependant, il est possible de ressentir quelques effets secondaires bénins, tels que des troubles digestifs. Plus rarement, des effets secondaires plus graves peuvent survenir. Focus.

La vitamine C est une vitamine essentielle pour le corps humain. Il s’agit d’un antioxydant qui contribue à de nombreux processus importants, notamment la bonne gestion de la pression artérielle et de l’inflammation, mais également la création de collagène. Elle peut être trouvée en abondance dans les oranges, les kiwis, les fraises, les tomates ou encore les brocolis.

Quels sont les symptômes d’une consommation excessive de vitamine C ?

Consommer fréquemment des aliments riches en vitamine C ne devrait pas entraîner de problèmes de santé. Cependant, la consommation excessive de cette vitamine peut causer des effets secondaires.

Les études sont assez contradictoires concernant l’apport journalier quotidien idéal de vitamine C. Dans de nombreux pays, et notamment en Europe, l’apport nutritionnel recommandé chez les adultes est en moyenne de 90 mg pour les hommes et 75 mg pour les femmes de même âge. En France, la recommandation des nutritionnistes est de 110 mg.

Lorsqu’un adulte consomme plus que cette limite, il est possible qu’il ressente de légers troubles digestifs, notamment parce que la vitamine C non absorbée par l’organisme irrite le tractus gastro-intestinal. Les effets secondaires bénins courants incluent diarrhée, nausées, crampes d’estomac, ballonnements et gêne abdominale générale.

Les effets secondaires bénins courants d’une trop grande quantité de vitamine C consommée incluent diarrhée, nausées, crampes d’estomac, ballonnements et gêne abdominale générale

Quelle quantité de vitamine C est considérée comme excessive ?

Compte tenu que la vitamine C peut provoquer des symptômes déplaisants en cas de surconsommation, les autorités de santé ont établi des niveaux maximums tolérables. Par exemple, selon l’institution américaine ODS (Bureau des suppléments nutritionnels), la limite supérieure de l’apport en vitamine C chez les adultes âgés de plus de 19 ans est de 2 g (2 000 mg). La limite reste la même pour les femmes enceintes ou allaitantes. Chez les enfants, les limites ont été fixées comme suit :

  • 400 mg pour les nourrissons âgés de 1 à 3 ans ;
  • 650 mg pour les enfants âgés de 4 à 8 ans ;
  • 1 200 mg pour les enfants âgés de 9 à 13 ans ;
  • 1 800 mg pour adolescents âgés de 14 à 18 ans, ainsi que pour les adolescentes enceintes ou allaitantes.

Il existe toutefois des exceptions à ces limites, généralement prescrites par un médecin, notamment dans le cadre de traitements médicaux nécessitant un apport plus conséquent de vitamine C.

Femme enceinte

Les effets secondaires graves de la consommation excessive de vitamine C

Calculs rénaux

La communauté scientifique pense qu’une supplémentation excessive en vitamine C pourrait entraîner l’excrétion d’oxalate et d’acide urique dans l’urine, lesquels conduiraient à la formation de calculs rénaux. Une étude publiée dans la revue Kidney International a révélé qu’une femme avait développé des calculs rénaux après avoir consommé plus de 4 g de vitamine C chaque jour pendant 4 mois.

Il n’existe toutefois aucune étude à grande échelle sur le lien entre l’apport en vitamine C et la formation de calculs rénaux. Mais l’on sait que les personnes qui présentent des antécédents de calculs rénaux sont plus susceptibles de les former si elles prennent de grandes quantités de vitamine C.

Déséquilibres nutritionnels

Une consommation excessive de vitamine C peut également nuire à la capacité de l’organisme à assimiler d’autres nutriments. Par exemple, la vitamine C peut réduire les niveaux de vitamine B12 et de cuivre dans l’organisme. Par ailleurs, cette vitamine est connue pour être un puissant facilitateur de l’absorption du fer dans l’organisme, ce qui pourrait entraîner des niveaux de fer particulièrement élevés.

Formation d’éperons osseux

Selon l’Arthritis Foundation, des quantités excessives de vitamine C dans le corps augmenteraient le risque de développer des éperons osseux, ou ostéophytes, et le risque de polyarthrite rhumatoïde, une affection articulaire inflammatoire douloureuse.

Cholestérol

Certaines preuves suggèrent également que la prise de suppléments de vitamine C pourrait nuire à la capacité de l’organisme à augmenter les taux de bon cholestérol HDL (lipoprotéine de haute densité) chez les personnes prenant l’association médicamenteuse niacine-simvastatine, comme le Zocor, que les médecins prescrivent pour traiter l’hypercholestérolémie. En d’autres termes, si un patient consomme de la vitamine C en combinaison avec le Zocor, l’action du médicament pourrait être amoindrie.

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